Poins clés :
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- Votre système nerveux orchestre votre organisme 24 h/24 pour assurer votre survie : un super pouvoir discret qui soutient aussi votre réussite professionnelle.
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- Cœur qui s’emballe en réunion, mâchoires crispées la nuit : votre système nerveux remplit sa mission, même lorsque ses réactions semblent disproportionnées par rapport à la situation.
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- Nous apprenons à mobiliser notre corps au service de nos ambitions, parfois jusqu’à oublier qu’il n’est pas un simple instrument que nous pouvons solliciter sans limite.
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- Pas question de lutter contre votre système nerveux, mais de mieux le connaître pour comprendre ses réactions et créer une alliance qui vous permette de soutenir durablement ce que vous construisez.
Partons à la rencontre de ce système nerveux qui a un rôle fondamental dans notre carrière, sans que cela ne nous soit transmis dès notre plus jeune âge. Et le premier aspect qu’il est important que vous découvriez, c’est son objectif, son but ultime et historique.
Pour cela, observons différentes espèces vivantes.
Prenons une gazelle qui broute tranquillement dans la savane. À ce moment-là, son système nerveux mobilise ses sens pour détecter ce qui peut la nourrir, son énergie s’oriente vers ses mâchoires, sa langue et tous les autres muscles nécessaires. Lorsqu’elle aura terminé, son énergie s’organise différemment pour qu’elle digère et intègre ces nouvelles ressources. Mais si elle entend un bruit suspect, toute son énergie se déplace vers une autre priorité, sans qu’elle ait à le décider. Si cette menace se confirme, elle va devoir fuir un danger et sa digestion n’aura plus d’importance. Enfin, si elle échappe à cette menace, son organisme l’amène automatiquement à se reposer pour récupérer.
À aucun moment, la gazelle n’a besoin de se concentrer pour gérer toute cette adaptation de son organisme, que ce soit pour son rythme cardiaque, sa respiration, son flux sanguin, la sécrétion des différentes hormones, etc.
Ou pensons à une marmotte : lorsque les conditions deviennent défavorables, que l’hiver approche et que les ressources se raréfient, elle entre en hibernation. Naturellement, le fonctionnement de son organisme se modifie : sa température corporelle, son rythme cardiaque et son métabolisme diminuent considérablement. La marmotte n’a pas à calibrer tous ces facteurs. Son organisme s’adapte pour traverser une période durant laquelle les ressources disponibles ne permettraient pas de vivre de la même manière qu’en plein été.
Ces adaptations remarquables sont orchestrées par le système nerveux pour remplir un seul but : assurer la survie de ces êtres vivants. Des systèmes nerveux complexes existent chez de nombreuses espèces et chez chacune, il remplit cette mission fondamentale.
Un héritage précieux
En tant qu’humains, nous héritons dès les premiers jours de notre création d’un système nerveux qui a une expérience de plusieurs centaines de millions d’années. C’est une véritable intelligence de la vie sur Terre qui est présente en chacun de nous. Personnellement, je trouve cela assez remarquable et cette intelligence interne, somatique, mérite toute notre reconnaissance.
Parce que lorsque vous réfléchissez à vos ambitions, assis à votre bureau, votre système nerveux orchestre tout votre organisme : la circulation de votre sang, votre système cardiaque, votre respiration, les hormones nécessaires, votre système immunitaire, votre digestion, l’énergie dans votre cerveau qui soutient votre vision à long terme et votre créativité.
Vous n’avez rien à faire. Il s’occupe de tout pour que vous puissiez survivre et vous n’aurez qu’à vivre ces beaux projets.
Et si vous avez besoin de vous presser pour rejoindre une réunion, il reste votre allié pour que tout se déroule dans les meilleures conditions, que votre organisme soit au service de votre mise en action, tout en assurant votre survie, sans rien avoir à demander ni contrôler.
C’est ce qui, à chaque instant, permet à votre corps de suivre vos exigences. Un super pouvoir discret, actif 24 heures sur 24.
Est-ce que vous avez conscience de cette chance et de ce facteur clé de succès dont vous disposez ? Car clairement, même aujourd’hui, alors que nous n’avons jamais autant parlé du burn-out et de la santé mentale, ce sujet reste encore peu adressé pendant vos études et votre carrière.
Une adaptation disproportionnée
Nous pouvons comprendre cette adaptation lorsque nous sommes face à un vrai risque vital ou lorsque nous pratiquons du sport. Mais vous avez probablement observé également ce genre de situations :
- Votre rythme cardiaque qui se met à accélérer subitement tout en étant simplement en train de faire passer un entretien, alors qu’il n’y a aucun lion ou autre danger imminent dans la pièce
- Votre essoufflement en échangeant tout simplement avec un proche, à la fin de votre journée, alors que vous n’avez absolument pas couru
- Vos mâchoires crispées, au beau milieu de la nuit, en pensant à ce rendez-vous commercial du lendemain, alors que vous n’avez pas à mordre quoi que ce soit pour vous défendre
Ces circonstances peuvent exiger de votre organisme une adaptation plus ou moins marquée. Mais soyons lucides : cette adaptation devrait être sans commune mesure avec celle qu’exigerait une menace vitale réelle.
Et pourtant, votre système nerveux assure sa mission : son rôle de garde du corps, inébranlable. Son job n’est pas le sujet, il le fait impeccablement.
La vraie question, c’est pourquoi il adapte votre organisme d’une manière aussi disproportionnée par rapport à l’enjeu. Car lorsque cette disproportion devient très fréquente, voire même extrêmement fréquente, le système nerveux assure toujours sa mission. Point.
Mais ces signaux « de disproportion », même lorsqu’ils s’accumulent, vous êtes tous très doués pour les mettre sous le tapis. « Ça va passer », « Après cette prochaine échéance, ça ira mieux », etc.
Reste à savoir si cela est réellement dans votre intérêt et quelles traces cela laisse sur votre carrière.
On néglige son corps
En toute honnêteté, moi la première, je ne m’y suis jamais intéressée avant de vivre mon problème de santé et mon burn-out. Quand ça tourne, que le corps suit, cela nous semble juste normal. Et les signaux, je les ai mis de côté très rapidement.
C’est finalement toute notre relation au corps durant notre carrière qui mérite d’être questionnée. Un journaliste de radio qui a connu une brillante carrière de 35 ans le dit mieux que moi :
Je trouve que ses mots collent parfaitement à l’état d’esprit de la très grande majorité des personnes.
Quand j’ai vécu une très lourde opération pour une tumeur à la hanche, en anesthésie locale, et que subitement mon corps s’est mis à trembler violemment, que toutes les machines ont commencé à biper et que l’équipe s’est agitée, je me suis vraiment demandé comment j’en étais arrivée là, alors que je n’avais pas eu d’accident. J’avais juste conscience que je n’avais pas respecté mon corps depuis bien longtemps. Je ne l’exprime pas comme un regret, car cette expérience m’a énormément appris, mais j’ai pu reconnaître ma responsabilité dans ce comportement.
Un allié inestimable
Trop souvent, cette prise de conscience n’arrive que lorsqu’il est trop tard : notre corps n’est plus à la hauteur de nos attentes en laissant cette précieuse faculté d’adaptation faire des choix inappropriés.
Nous ne pouvons pas changer la mission du système nerveux ; il serait totalement incohérent de le vouloir. D’ailleurs, si vous lisez ces lignes aujourd’hui, c’est qu’il a tenu bon jusqu’ici, même si tout n’est pas parfait.
Je vous propose de changer votre regard sur ce système et de reconnaître sa valeur, pour vous, à chaque instant. Cela vous donnera peut-être envie de créer une véritable alliance avec lui. Ou, du moins, de le soutenir davantage que vous ne le faites aujourd’hui.
Comprendre son rôle change la lecture que vous faites de vos journées. Tout ne se joue pas dans votre tête, ni dans les moments difficiles, ni dans les moments d’expansion : il existe une dimension physiologique à notre manière de vivre notre vie professionnelle.
Nous n’avons pas besoin de tout comprendre dès maintenant, ni de tout changer. En revanche, nous pouvons apprendre à ajuster les situations dans lesquelles il met le pied sur l’accélérateur alors que nous aurions besoin de prendre de la hauteur, ou celles dans lesquelles il freine des quatre fers pour nous protéger là où nous avons les ressources pour relever le défi.
Alors, que pensez-vous de prendre un instant pour le remercier, sincèrement, de faire rigoureusement son job.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez explorer comment votre système nerveux influence votre carrière, et ce qui pourrait évoluer, je vous propose un échange de 30 minutes ensemble.
Echange découverte – Stratégie Somatique®